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Association québécoise des enseignantes
et des enseignants du primaire

Résumé

Je dois d’abord vous dire que j’adore travailler la thématique de la guerre en classe et que Timothée de Fombelle est vraiment un auteur que j’adore. Alors, quand j’ai découvert Capitaine Rosalie je savais que ce roman graphique entrerait dans mes coups de coeur sans hésitation. Ce livre est comme un mini-roman avec de magnifiques illustrations prenant toute la double page à certains endroits. La douceur des dessins d’Isabelle Arsenault est parfaite pour le propos un peu plus lourd qui est traité dans l’histoire. On découvre une fillette qui doit fréquenter l’école alors qu’elle est encore trop jeune car sa mère doit aller travailler. Cette dernière participe à l’effort de guerre pendant l’absence de son mari qui est au front. La petite Rosalie est donc placée dans le fond de la classe et elle dessine toute la journée, du moins c’est ce que l’on croit. En fait, elle est en mission mais nous apprendrons seulement à la fin du récit quelle était donc cette mission. Les lettres de son papa se font rares mais sa mère se fait toujours un devoir de lui lire chaque détail. Jusqu’au jour où une lettre bleue arrive et que maman ne veule pas lui lire. Elle arrête simplement de parler et devient très triste. Rosalie est décidée à savoir pourquoi et elle y arrivera.

Pistes d’exploration

On se doute en tant qu’adulte que la lettre annonce le décès de son papa mais la chute est quand même surprenante et touchante. Cette fillette a vraiment sa façon à elle de comprendre la guerre; avec une naïveté et une candeur qui lui sont propres. C’est vraiment intéressant de voir la guerre du point de vue de ceux qui restent derrière, et aussi d’une enfant aussi jeune. On peut aussi parler avec les plus grands de la réaction de la maman face à tout cela. Je crois que cette œuvre peut se lire comme une lecture feuilleton sur quelques jours afin de mieux analyser chacune des péripéties vécues. Comme le format est plus petit, c’est une lecture qui ne se fera pas sur une longue période et c’est bien parfait car vos élèves auront envie de connaitre la fin rapidement. Je crois aussi que c’est très intéressant de poser des questions tout au long de la lecture sur les quatre dimensions afin d’en faire comme une lecture interactive. Les questions peuvent porter sur le programme d’univers social de 6e année afin de ressortir les repères culturels propres à la Première Guerre mondiale. L’élève peut réagir pour nommer si les références sont conformes à celles qu’il a apprises.

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On peut aussi parler des sentiments et des réactions de la petite face à la situation. Est-ce que l’on réagirait de la même façon, pourquoi? Ce travail au niveau de la réaction de l’élève peut aller plus loin en justifiant son point de vue avec des éléments de l’histoire et de vie personnelle. De belles discussion ou même un débat peut s’animer autour de cet aspect. 

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Bref, un roman graphique différent, touchant et percutant qui saura vous plaire autant qu’à vos élèves.

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par
Shanna Stever
Enseignante
shanna_stever@hotmail.com

Titre: Capitaine Rosalie
Auteur: Timothée de Fombelle
Illustratrice: Isabelle Arsenault
Maison d’édition: Gallimard
Année: 2018

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